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Ils
disent
| Pierre
Duteau - Johanne Labrie
- Claude Gendron -
Marie-Claude
Tétreault - Rollande Denis -
Denis Meunier

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Poème:
J’aimais la vie
La vie m’aimait
Et puis, tel un oiseau tombé de son nid
Je me suis retrouvée amoindrie.
Je
me suis relevée en titubant
Je fus la risée
De tous ces ignorants
Plus attardés qu’insignifiants.
J’avais
très mal au-dedans
Je me sentais comme sur un radeau
Au beau milieu de la mer
Implorant le Seigneur
Pour que n’arrive pas la noirceur
Mais plutôt la lumière
Qui apporte la paix intérieure.
Soudain
une main
S’est posée sur mon épaule
J’en ai ressenti toute la chaleur
De l’amour et de la compréhension
Ma prière avait été exaucée.
À
présent, je reprends la route
Et sans aucun doute
Je marcherai
Avec, à mes côtés, ma bien-aimée
La vie, que j’ai tant chérie.
Pierre
Duteau ( 4 février 2003)
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Prière
J'ai touché le fond du gouffre
Tant bien que mal je reprends mon souffle
Toi, là-haut qui m'a donné la vie
De ta main vient me toucher, je t'en prie.
Je
sais, je t'ai souvent chassé
De mon esprit tourmenté,
Puisses-tu comprendre ma déchéance
Je demande ta clémence.
Dans les soubresauts de la nuit
Il y a le noir mais aussi la vie,
Viens dans mes rêves et fais-en ta maison
Pour que toujours nous soyons en union.
Fait jaillir sur moi
Cette lumière qui apporte la joie
Le réconfort et le goût de la vie !
Aujourd'hui j'ouvre mon cœur à la vie
Et mon plus grand souhait
Serait : d'être guérit
L'orage est passé tout a fleuri
Il ne me reste qu'à te dire merci !
Pierre Duteau

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Je
n’encourage vraiment pas le geste d’un non-retour.
Il est difficile d’accepter les épreuves de la vie.
Même si ces dernières nous amènent à
quelque part et nous apprennent beaucoup sur nous; il est presque
normal d’avoir des pensées suicidaires sans pour
autant passer à l’acte. Lorsque notre corps se retrouve
dans un état lamentable, lorsque les tourments deviennent
souffrances ; tout est noir foncé. Toutefois, quand on
arrive à caser nos fantômes; la vie est relativement
agréable.
Danielle Denis
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La tentative de suicide… et si c’était
autre chose que…
La
tentative de suicide : quel sujet douloureux, pénible, souffrant.
Cela apporte souvent pour ceux qui ont fait la tentative : un sentiment
de mort partielle, de perte de joie de vivre, de honte, de déception
face à soi-même, d’échec et j’en
passe. Après vient l’incompréhension de nos
proches "à quoi as-tu pensé ?, tu ne m’aimes
donc pas", "tu as tout pour être heureuse, ne refais
plus jamais cela ", "J’ai pensé mourir tellement
j’ai eu peur pour toi".
Après
cela, il semble que rien ne peut être comme avant. Le psy,
dira que c’était un acte de désespoir, de faiblesse,
que le patient ne trouvait pas d’autre solution (encore là,
c’est lui dire qu’il est faible) ou que c’est
un acte hystérique isolé, un appel à l’aide.
Peu
importe comment on regarde, ce que tout le monde en dit, cela reste
un échec. Tel une peau de chagrin qui colle sur nous. Aujourd’hui,
27 ans après ma tentative, j’ai enfin réalisé
le sens d’une tentative de suicide. J’ai voulu partager
avec vous pour dédramatiser ce geste que certains d’entre
vous ont connu.
Lors
d’une formation que j’ai suivi en décembre 2003
avec Jean-Philippe Brébion auteur du livre ‘L’empreinte
de naissance’, Jean-Phillippe nous a posé la question
: mais qu’est-ce qu’une tentative de suicide?
Sa réponse : C’EST UN ACTE INTENSE DE VIE. C’est
de vouloir vivre intensément.
Ce qui m’aurait laissé en paix, il y a 27 ans, c’aurait
été de vivre ma vie intensément. Pour moi,
ce fut une révélation, j’étais faite
pour vivre passionnément, pleinement et intensément.
Au moment de l’acte, je ne pouvais me résoudre à
vivre dans un moule, je voulais tout casser.
Mon propos vous semblera peut-être incongru, frivole, mais
je peux vous dire que la personne qui porte sa peau de chagrin s’aura
y trouver une libération, une libération de cette
noirceur qui nous habite après un tel événement.
Johanne
Labrie

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L’enchantement,
oasis de bonheur pour tous !
Depuis plusieurs semaines déjà,
je me remémore en trottinant les tableaux sublimes qui m’ont
fasciné, à la mi-juillet, sous l’immense tente
de la troupe équestre de Cavalia, au technoparc de Montréal.
Je me plais à revoir en esprit chevaucher ces souvenirs qui
bondissent de la mémoire pour vite s’estomper derrières
de grands rideaux noirs, tout comme la cavalerie galopante et ses
saltimbanques à cheval qui avaient traversé l’avant-scène
dans une course époustouflante vers la fin d’un spectacle
que je ne suis pas près d’oublier.
Ma bien-aimée précédait la marche dans son
triporteur. Outre Denise et moi, il y avait notre fille aînée,
son mari et une de leurs filles, notre fils, son épouse et
leurs trois magnifiques enfants. Une vraie sortie de famille, quoi
! Bien installés, à deux mètres de la scène
située au niveau du sol, dans la première rangée
dont une bonne partie est réservée aux personnes handicapées
et à leurs proches, nous fûmes vite emportés
dans la féerie, oubliant tout le reste, souffrances, soucis,
tracas et quoi encore.
Nous avons été subjugués par la beauté
et la grâce de ces bêtes superbes qui, seules ou faisant
corps avec leurs mythiques écuyères, ont exécuté
des danses et des chorégraphies aussi savantes qu’élégantes
sur un fond de scène en mutation constante au gré
des évocations thématiques et des jeux de lumière
qui, à un moment, donnèrent au sol mi-terreux mi-pierreux
l’allure d’un étang où s’éclaboussèrent
momentanément les montures.
Les mots nous manquent pour décrire cette poésie équestre,
imaginée et réalisée par des génies
artistiques qui envoûtent depuis un bon moment l’Amérique.
Mystère de l’homme et de la bête ! Puis soudainement,
des acrobates du Cirque du soleil, venant de l’espace, ont
envahi la scène pour marier leurs voltiges à la grâce
chevaline, ajoutant l’émerveillement à l’emballement.
Les têtes se cabrent, les yeux s’écarquillent
dans le noir, l’auditoire bée d’étonnement
et d’admiration.
Enfin, la fierté s’installe. Certains artistes et le
mystérieux maître dresseur qui susurre à l’oreille
des chevaux viennent peut-être de loin, mais les créateurs
de ce spectacle tout en poésie, c’est de chez nous,
du Québec, qu’ils viennent!
Ce soir-là, Denise s’est endormie sans prendre de médicaments
anti-douleurs, ressassant en souriant les heures merveilleuses qu’elle
venait de passer. Puis, elle a dormi toute la nuit sans geindre.
Le lendemain, elle s’éveilla pleine d’entrain.
Nous venions sans doute de gagner une demi-journée, sinon
une journée, sur la maladie.
Claude
Gendron, Rosemère (Québec)

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L'espoir
Les
soleils aujourd'hui,
les bonheurs de demain
fleurissent et mûrissent au jardin de la vie.
parfois, sans crier gare, les nuages
surviennent et apportent la pluie.
Mais
malgré les soucis, les nuages et
la pluie, il y a toujours sur les
chemins de la vie une lueur d'espoir
le sourire te le réconfort d'un ami.
Je
t'offre aujourd'hui
les fleurs de mon jardin
pour fleurir ton cœur
de tous les espoirs
de demain…
Regarde
au loin
sur le chemin,
la vie t'envoie ses
plus beaux sourires.
Marie-Claude
Tétreault

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Propos
d'une mère !
Devenir
mère est un immense bonheur dans la vie ! Surtout que cette
enfant tant désirée est en parfaite santé et
se développe normalement rendant ses parents heureux et fiers
de ses progrès. Tout au long de sa vie, ses parents l'enveloppent
de leur affection et lui apportent un milieu sécurisant,
réconfortant, plein d'amour et de tendresse.
Puis
l'enfant devient adulte, rencontre l'amour et se marie. C'est une
première séparation difficile mais normale. Suit la
naissance d'un petit-fils qui nous comble de bonheur. Et la vie
continue.
Puis
arrive "la grande épreuve" que je n'aurais jamais
pu imaginer. Comme on dit souvent "cela n'arrive qu'aux autres".
Et
pourtant, il faut se rendre à l'évidence. Ma belle
grande fille est atteinte de l'ataxie cérébelleuse.
Presque du jour au lendemain, elle perd toutes ses facultés
motrices, l'obligeant à vivre en fauteuil roulant et à
accepter l'aide d'une tierce personne pour ses besoins journaliers.
C'est
un coup de masse que l'on reçoit et on se sent tellement
impuissant en attendant le diagnostic final des médecins.
Je m'accroche à l'espoir que ceux-ci puissent trouver des
solutions à cet état. Malheureusement, il n'y en a
pas et les meilleurs moyens de rendre sa vie supportable, c'est
elle-même qui les a trouvés avec l'appui et l'aide
extraordinaire de son conjoint.
En
tant que mère, j'ai apporté toute l'aide physique
et morale que j'ai pu et continue d'entretenir ce lien privilégié
qui nous unit.
Je
suis son cheminement et constate son grand courage et sa détermination
à vivre dignement et à trouver son chemin à
travers toutes ces difficultés.
Ce
qui m'aide à accepter ce grand malheur, c'est la prière
et l'espoir qu'un jour, la science fera des découvertes qui
aideront toutes ces personnes victimes de ces maladies "orphelines".
Rollande
Grondin Denis
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Debout
Je suis devant ma montagne enchevêtrée…
Le vent a soufflé plus fort et plus grand que moi, mais le
soleil à nouveau en réchauffe les sous-bois…
Hier j’étais couché, aujourd’hui je suis
debout. Les mots de ma détresse, comme des milliers d’oiseaux
n’ayant pu fuir ma vitrine de tristesse, prennent enfin leur
envol. D’une source profonde, le courage fait tranquillement
son chemin. Pas à pas, il défriche le sentier pour
arriver jusqu’à moi. Comme un vieillard qui se relève
de la sieste un jour de pluie, je reprends doucement l’ascension
de mon sommet ensoleillé… Heureusement, le courage
m’a rappelé que la nature humaine en est une d’espoir,
car je l’avais un peu oublié…
Denis Meunier
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